Stratégie de gestion des ouvrages d’art






Devant la réduction drastique de la durée de vie résiduelle des ouvrages d’art du patrimoine ferroviaire aggravée par :



 l’effet de fatigue et l’usure des matériaux en place

                                - L'accroissement des vitesses (de quelques dizaines de km/h à l’origine
                                - à des vitesse dépassant 160 km/h sur certaines lignes),
                                - L'augmentation des charges à l’essieu (de 5 tonnes à 22,5 tonnes),
                                - L'augmentation du trafic ferroviaire,
                                - La hausse des charges permanentes induites par les relevages de voies
                                     (ajout de ballast notamment).
                                -  L’absence d’une politique de maintenance des ouvrages d 'art normalisée.


En plus, des dégradations sous l’effet de l’action de l’eau et de l’environnement qui se traduit par un processus évolutif  tel que : 

corrosion des aciers de charpente métallique  pour les ouvrages métalliques; carbonatation des bétons, corrosion des aciers pour les ouvrages en BA, déjointoiement  des ouvrages en maçonnerie; érosion des fondations, végétation incontrôlée, agressions chimiques…   
Il est indispensable de mettre en place une stratégie de sauvegarde de ce patrimoine, qui s’articule principalement autour:
                                   - d’une surveillance et d’un suivi permanent des ouvrages d 'art
                                   - Et une  politique régulière d’entretien et de réparation des ouvrages .





Vous pouvez continuer à visualiser cette recherche sur  les ouvrages d’art à partir de ce fichier ci-dessous.




La gestion d’un patrimoine :



 elle suppose deux types d’actions sur le plan technique, la surveillance et l’évaluation de l’état d’une part et l’entretien et la réparation d’autre part.


La surveillance d’un ouvrage d’art :

 c’est l’ensemble des contrôles et des examens permettant de suivre son état afin de réaliser en temps utile les opérations d’entretien et, le cas échéant de déclencher les mesures de sécurité nécessaires.

L’évaluation d’un ouvrage : 

elle consiste à apprécier de façon quantifiée l’état de l’ouvrage (évaluation de l’état) et éventuellement sa capacité portante (évaluation structurale) ou d’autres performances, sur les bases des actions de surveillance, complétées si nécessaire par des études et investigations spécifiques.

L’entretien : 


il consiste à intervenir, soit systématiquement, soit sur la base d’une dégradation prévisible ou amorcée, sur tout ou partie d’un ouvrage avant que celui-ci ne soit altéré. 


Il est effectué pour des raisons économiques et pour des raisons de sécurité.


La réparation : 

elle consiste à remettre partiellement ou totalement un ouvrage dans son état de service initial.




Définition sommaire des ouvrages d’art



Un ouvrage d’art, est une construction de Génie Civil autre qu’un bâtiment qui permet d’assurer et/ou de protéger la continuité d’une voie de circulation. Il existe plusieurs familles d’ouvrages d’art ferroviaires:



- les ponts rails, les buse ; les dalots , etc…

- et les tunnels
- les ouvrages de soutènements et autres ouvrages
de protection
- les passerelles et haltes ferroviaires
- Les ponts tournants ou roulants recensés au niveau

des structures relevant de la Direction du Matériel (XM).

Les ponts :

Ce type d’ouvrages rassemble généralement les ponts et les buses :
- Pont
Ouvrage permettant à une voie de circulation de franchir un obstacle naturel ou une autre voie de circulation, suivant la nature de la voie portée, on distingue la structure de pont est généralement
- En maçonnerie
- Buses métalliques
- Ouvrage Métallique 
- Ouvrage Mixte.
- Ouvrage en béton armé
- En poutrelles enrobées pour les portées n’excédant pas 12m.
- Ouvrage en précontraint
- Autres structures à définir lors du recensement des ouvrages.
- En ce qui concerne les dalots, ils sont de forme rectangulaire
ou de forme ovoïde ; ou circulaires, le plus souvent en maçonnerie ou en béton armé au sein d’un remblai.

Les tunnels ferroviaires

Le terme tunnel s’applique aux ouvrages qui, quel que soit leur mode constructif, créent un espace confiné. Il peut s’agir de :
- Tunnels creusés : ouvrages creusés dans le sol permettant à une voie de circulation de franchir un obstacle naturel (relief, bras de mer, etc.).
- Tranchées couvertes : ouvrages totalement ou partiellement
enterrés, construits à partir du niveau du sol, qui ont pour  AFKIR/Expert Consultant vocation première d’assurer la couverture totale ou partielle d’une section de voie ferrée.


 Les ouvrages de soutènement ou « murs »


- Ces ouvrages sont destinés à soutenir des terres et sont
construits en élévation
- ou en excavation. Il existe un très grand nombre de types
d’ouvrages de soutènement ; les ouvrages les plus courants sont les murs poids en gabions ; en maçonnerie, les murs en béton armé, les rideaux de palplanches ou en tubes.


Le programme de recensement et d’évaluation de l’état apparent des ouvrages sur lequel la SNTF doit intervenir comprend les ouvrages d’art :- les ponts dont la surface du tablier supérieure à 6 m²

- les ponts d’ouverture < à 6 m², mais dont la hauteur de remblai est importante)
- Les buses métalliques
- les tunnels.
- Les murs de soutènement et les ouvrages de protection
- Le recensement des passerelles






...........................inspection détaillée ouvrage d'art.......









------------------------------------------------------------------------